« Mon entreprise est trop petite pour être ciblée par une cyberattaque » : une idée reçue qui a malheureusement la vie dure parmi les petites et moyennes entreprises. Souvent bien moins protégées et disposant d’une culture de la cybersécurité plus faible que les grands groupes, les TPE/PME deviennent des cibles idéales pour les cybercriminels.
Il en va de même pour les cabinets d’avocats qui disposent également de données confidentielles, telles que des affaires judiciaires en cours, brevets déposés ou secrets industrielles.
Quels sont les risques d’une cyberattaque pour les cabinets d’avocats ? Comment faire pour se protéger efficacement contre les cybermenaces ? Élément de réponse dans cet article.
Les cabinets d’avocats : nouvelles cibles des cybercriminels
Télétravail, utilisation de services cloud et d’outils de collaboration : le métier d’avocat s’est largement numérisé au cours des dernières années.
À cela s’ajoute le Shadow IT, qui englobe un ensemble de pratiques et technologies informatiques utilisées au sein d’une entreprise sans l’approbation officielle de celle-ci, et qui constitue aussi un risque, comme le montre le 9ème baromètre du CESIN.
Or, ces usages, s’ils ne sont pas correctement protégés, augmentent la surface d’attaque et rendent vulnérable le système d’information des cabinets d’avocat contre les cyberattaques.
Et les risques sont bien réels pour les petites sociétés ! Selon Orange Cyberdefense, les attaques par ransomware ou cyberextorsion ont touché 48% des petites et moyennes entreprises contre 40% pour les grands groupes.
Bien que le motif principal des cybercriminels reste le gain financier, souvent par le biais de demandes de rançon, le cyberespionnage suscite également une grande préoccupation. En effet, toujours selon l’enquête du CESIN, deux entreprises sur cinq, tous secteurs confondus, considèrent le cyberespionnage comme représentant un risque élevé.
Une cyberattaque réussie contre un cabinet d’avocat peut avoir un sérieux impact
Les conséquences de ces risques sont loin d’être négligeables. Selon l’étude du cabinet Asteres, publiée en juin 2023, le coût moyen d’une cyberattaque réussie s’élève à 59 000 €, mais par-delà les moyennes, les cyberattaques les plus significatives ont atteint un coût d’au moins 10 M€.
Ce coût comprend, entre autres :
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- Les coûts techniques : Pour un cabinet, cela signifie investir dans des solutions techniques et faire appel à des professionnels pour remettre en marche des serveurs, restaurer les sauvegardes et sécuriser les accès.
- Les coûts de la rançon : Suite à une attaque par ransomware, les cybercriminels demandent une rançon en échange d’une clé de déchiffrement. Dans ce genre de situation, l’ANSSI recommande de ne jamais payer, puisqu’il n’y a aucune garantie de récupérer les données.
- Le coût d’un arrêt des activités : pour un cabinet d’avocats, cela signifie l’arrêt des consultations, des audiences et des traitements de dossiers, engendrant une perte de productivité et d’éventuelles pertes financières directes.
- Un coût réputationnel : un vol de données peut sérieusement ébranler la confiance entre le client et l’avocat. Une compromission pourrait non seulement entraîner des litiges et des contentieux, mais aussi nuire à long terme à l’image du cabinet.
Quelles sont les cyberattaques auxquelles les cabinets d’avocats doivent faire face ?
Les cabinets d’avocats disposant d’un accès à des informations sensibles et confidentielles, sont confrontés à divers types de cyberattaques, les plus fréquentes étant :
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- Phishing et Spear Phishing : Ces cyberattaques impliquent l’envoi de courriels qui semblent légitimes, mais qui visent en réalité à tromper les destinataires pour qu’ils divulguent des informations confidentielles. Les cabinets d’avocats sont particulièrement visés par le spear phishing, où les attaques sont personnalisées pour cibler des individus spécifiques au sein de l’organisation, souvent en utilisant des informations sur des affaires en cours ou des détails clients sensibles.
- Ransomware : Cette attaque bloque l’accès aux fichiers essentiels par chiffrement et exige une rançon pour leur libération. Un événement marquant rapporté par Le Monde Informatique en 2021 concerne un cabinet d’avocats impliqué comme partie civile dans le procès de l’attentat de Charlie Hebdo, qui a été la cible d’une attaque par ransomware. Les cybercriminels ont ordonné une rançon de 500 000 euros suite au vol de documents confidentiels.
Le risque grandissant des accès non sécurisés en télétravail
Un troisième front s’est ouvert avec la généralisation du travail à distance : poste personnel non maîtrisé, connexion depuis un Wi-Fi public, mot de passe réutilisé d’un outil à l’autre, droits d’accès trop larges et jamais audités. Contrairement au phishing ou au ransomware, ce risque ne se manifeste pas par un incident brutal, il ouvre une brèche silencieuse dans laquelle un intrus peut progresser sans être détecté, jusqu’à accéder à l’ensemble des dossiers du cabinet.
La réponse ne consiste pas à interdire le télétravail, mais à l’encadrer : postes chiffrés et à jour, connexion via VPN ou via une solution Zero Trust (ZTNA), qui vérifie l’identité et la conformité de l’appareil avant d’autoriser tout accès plutôt que d’ouvrir l’ensemble du réseau comme le fait un VPN classique. Associée à une authentification multifacteur et à une journalisation fine des accès, cette approche referme la plupart des angles morts du travail à distance.
Comment protéger vos données contre les cyberattaques
Fort heureusement, il existe des solutions pour vous protéger contre le vol de données. Parmi elle, on retrouve :
Sensibilisation et formation au risque cyber : La première ligne de défense consiste en une formation continue des employés. Ils doivent être sensibilisés aux dernières tactiques de phishing, aux menaces de malware, et aux meilleures pratiques de sécurité informatique. Pensez à organiser des ateliers de formation ou bien à proposer des webinaires sur cette thématique.
Définir un plan de reprise d’activité : Les cabinets d’avocats doivent également mettre en place un plan de reprise d’activité (PRA) pour garantir une continuité opérationnelle en cas de cyberattaque ou d’autres interruptions critiques. De plus, une politique de sauvegardes régulières des données sensibles doit être mise en œuvre pour permettre une récupération rapide en cas de perte due à une cyberattaque, sans avoir à se demander s’il faut payer une rançon.
Un plan de reprise d’activité ne vaut que s’il est documenté, testé régulièrement, et qu’il définit clairement les priorités, les responsables et le mode de fonctionnement dégradé en cas d’incident. Exemple concret : un cabinet d’expertise juridique francilien en a fait l’expérience un lundi matin, en découvrant l’ensemble de ses dossiers rendus inaccessibles par un rançongiciel. Grâce à un PRA documenté et testé, et à des sauvegardes immuables stockées hors de son réseau de production, l’équipe IT a pu isoler le poste infecté et restaurer l’intégralité des données en quelques heures permettant au cabinet de reprendre ses audiences dès l’après-midi, sans perte de données ni rançon versée.
Solutions de cybersécurité : Il est essentiel d’intégrer des solutions avancées telles que le chiffrement des données et la sécurisation des connexions VPN ou, pour les accès à distance les plus sensibles, une solution Zero Trust (ZTNA), qui vérifie l’identité et la conformité de l’appareil avant d’autoriser tout accès. L’ajout d’un Centre des Opérations de Sécurité (SOC) est aussi crucial, car il offre une surveillance continue (24/7) et une analyse approfondie des menaces potentielles. En complément, l’utilisation d’antivirus, de firewalls, et d’autres mesures de sécurité web est indispensable pour se prémunir contre les risques de piratage et les cyberattaques sophistiquées.
Vos outils métier sont dans le cloud ? La sécurité de vos accès ne suffit pas si l’éditeur SaaS lui-même n’offre pas les garanties nécessaires : découvrez notre grille d’évaluation de la sécurité cloud pour cabinets d’avocats.
Easy Service Informatique protège les cabinets d’avocats contre les risques de compromission
Easy Service Informatique offre une protection sur mesure pour les cabinets d’avocats. Notre service comprend une surveillance 24/7 des réseaux, des audits de sécurité réguliers, et des formations personnalisées pour le personnel.
Nous utilisons également des solutions de cybersécurité de pointe pour détecter et bloquer les menaces avant qu’elles n’atteignent les réseaux de nos clients. En partenariat avec des fournisseurs de technologies avancées, nous garantissons que les infrastructures informatiques de nos clients sont non seulement conformes aux normes les plus strictes, mais aussi armées contre les cyberattaques les plus sophistiquées.
L’essentiel
Pour les cabinets d’avocats, la menace des cyberattaques est une réalité quotidienne qui nécessite des mesures de sécurité robustes et une vigilance constante. En collaborant avec des experts en cybersécurité comme Easy Service Informatique, les cabinets peuvent renforcer leurs défenses et se concentrer sur leur cœur de métier en toute tranquillité.
Pour en savoir plus, téléchargez notre guide cyber pour découvrir en détail les meilleures pratiques de cybersécurité et comprendre comment notre expertise peut servir vos besoins.

